• Chapitre 23 : Au téléphone.

    A midi, Kazumi se rendit au restaurant scolaire, elle s'installa seule près des baies vitrées donnant sur le parc. Elle commanda et s'accorda à la table pensive. Elle se demandait si elle allait devoir manger seule chaque midi. Cette pensée la déprima. Puis son portable sonna. Un numéro inconnu s'affichait à l'écran. Dans le doute elle répondait. 

    • Oui Allô? 
    • C'est Taichi.

    Sans pouvoir se retenir, elle souria de toutes ses dents et il dit :

    • Votre sourire m'enchante, c'est un plaisir de vous voir sourire. Je dirais même que c'est le plus des cadeaux pour un homme surtout que vous êtes très belle.
    • Vous... vous m'avez vu ? Vous êtes ici ? Où ça  ? 
    • Ne me cherchez pas, je ne porte pas mon masque habituel.
    • Oh... je vois...
    • Ne soyez donc pas déçu, vous me reverrez bientôt. 
    • C'est vous n'est ce pas  ? 

    Le serveur arriva et déposa le plat sur la table et Taichi avoua :

    • Je le reconnais, c'était moi.
    • Comment avez vous... fait ?
    • Il m'a suffit de me lever un peu plus tôt que d'habitude. 
    • Vous êtes trop   aimable, vous n'étiez pas obligé. 
    • J'étais ravi de vous offrir de mes services. Surtout ça valait le coup.
    • Comment ça  ? 
    • Vous voir rire et voir la figure de ces filles c'était juste hilarant. 
    • Mais-
    • J'avais tout préparé à l'avance et j'ai même pu mettre une belle caméra. 
    • Vraiment ? Répliqua t-elle surprise.
    • Je pourrais vous montrer cela plus tard mais dites moi, vous parlez mais vous ne mangez pas, le plat va refroidir et je serais triste que vous n'en mangez pas une minute... Je me suis mis en quatre pour vous faire ça. 
    • Vous...
    • Je ne suis pas cuisinier mais j'ai fais de mon mieux.

    Kazumi releva immédiatement la tête à la recherche du jeune homme. Malheureusement elle ne voyait rien de la position où elle se trouvait. C'est alors qu'elle entendit des rires au téléphone et il avait'dit :

    • Je ne suis pas en cuisine. Vous avez tant envie de me voir que ça  ? 
    • Ah ! .... Je je....

    Il riait de plus belle mais c'était un rire chaleureux. Ses joues avaient rosies, elle ne pouvait pas lui avouer le contraire et même si elle disait non, il saurait qu'elle mentirait. 

    • Euh... je vais devoir raccrocher parce que je vais manger. 
    • Ton portable ne possède pas l'option Haut parleur ?
    • Eh bien si mais je ne veux déranger personne.
    • Levez les yeux de votre assiette et regardez autour de vous, vous êtes seule. 

    Kazumi vérifia alors autour de d'elle. Elle soupira. Il avait raison... Elle fit alors comme il l'avait dis de faire et elle commença à manger.

    • En même temps, votre veste elle fait fuir tout le monde. Elle a un pouvoir répulsif impressionnant  ! 
    • N'est ce pas agréable  ? Apparemment vous étiez mal à l'aise la dernière fois quand vos "amies" ont vendus l'information sur votre grossesse. 
    • Je n'aime pas être regardé. Je suis plus du genre.... Invisible. 
    • Il va falloir vous habituez au regard. Surtout du mieux. Avoua t'il d'une fois sensuel.

    Kazumi ne pu s'empêcher de se mordre la lèvre inférieure. 

    • Vous... avez prévu d'autres opérations du genre de ce matin ?
    • Ahhh c'est surprise voyons.

    Kazumi souria et il lui demanda :

    • Dites moi, Gaho aurait il été désagréable avec vous hier soir ?
    • Satoru vous a tout raconté alors...
    • Eh oui, il m'a tout raconté. Gaho vous aurez laissé vingt minutes pour vous préparez et vous avez dormi avec nos deux homosexuels préféré. Je suis jaloux. 
    • Vous n'allez pas vous y mettre vous aussi.
    • Oh non ça ira, très peu pour moi les scènes de jalousie. 
    • En tout cas je ne sais pas comment faire avec Gaho...
    • Vous trouverez une solution pour ça. Alors dites moi, comment est ce plat ?
    • Vous avez vraiment fait ça  ? 
    • Me traiterez vous de menteur ?
    • Oh non, je n'aurais pas  ! Mais c'est délicieux. 
    • Ravis que ça vous plaise.

    Kazumi souria, gêné puis demanda :

    • Vous êtes toujours ici à m'observer ?
    • Je ne vous quitte pas des yeux.
    • Vous aimez me faire rougir ? 
    • Navré mais je n'ai rien fais pour cela, de plus, voudriez vous que je mente ? 
    • Oh ça non. 
    • Bien. Aimez vous la musique ?
    • Oui.
    • Mangez vous en musique ?
    • Ce n'est pas dans mes habitudes mais pourquoi pas.
    • Dans ce cas, je peux en mettre pour moi ?
    • Euh... oui oui. 

    Quelques secondes après la réponse de la jeune fille, de la musique s'était fait entendre. Mais ce n'était pas n'importe quelle musique et surtout pas n'importe quelle voix. C'était la mère de Kazumi. Un petit sourire ainsi que des larmes d'émotions aux bords des yeux se fit voir sur le visage de la demoiselle. Tout les élèves protestaient dans le réfectoire mais elle et lui préféraient ignorer les élèves.

    • Vous chantez ?
    • Oui mais pas aussi bien.
    • Pourrais-je vous entendre un jour  ?
    • A vrai dire, je chante uniquement sous la douche. Vous ne vous y introduiriez pas n'est ce pas ?
    • Allons allons, ne tentez pas le diable demoiselle. 

    Kazumi eut un petit rire suivit d'un large sourire. Taichi demanda :

    • Alors de votre instrument de musique ? On m'a raconté beaucoup de louange sur vous et votre violoncelle. 
    • Viendrez vous chez Satoru alors ?
    • ... Non. Je crains être mal reçu par votre fiancé malheureusement. Mais...
    • Mais ?
    • Me donnerez-vous un peu de votre temps libre ? Comme une heure ou deux heure et je nous chercherais un petit endroit vous voir jouer.
    • C'est à voir.  Répliquait elle du tac au tac.

    Une fois qu'elle termina son plat, un serveur débarrassa la table et un autre lui déposa le dessert. Une belle tarte aux fraises avec un peu de chantilly et de coulis de chocolat. Kazumi contempla l'assiette surprise par son contenu. Taichi s'exprima alors :

    • Les femmes enceintes aiment les fraises et le chocolat si je n'abuse. 
    • Et maintenant vous voulez me voir pleurer ? 
    • Ah non surtout pas, c'en est loin d'être mon attention. 
    • La chanson que... Vous avez mis et la dernière de ma mère. 
    • Oh ! Souhaitez vous que je change ?
    • Non, ne vous en faites pas. Cette musique me rend... nostalgique à vrai dire. Quand je l'écoute... Je revois le sourire de ma mère... 

    Taichi écouta la jeune femme. Elle avait les sanglots coincés dans la gorge. Elle dirait même que c'était une épée qui lui transpercée la gorge tellement la douleur de ce doux souvenir était amer. A cet instant, Taichi n'avait qu'une envie, être au près de la belle et la réconforter grâce à des mots doux et des tendresses. Il avait lui aussi la gorge serré, le coeur oppressé et un silence s'installa entre eux avec comme seule connexion la musique qu'ils écoutaient. Après que la musique soit fini, il lui demanda comment étaient les fraises. Délicieusement sucrée et juteuse. Ce n'était pourtant pas encore la saison des fraises. Puis il lui demande encore :

    • Et votre nouvelle coiffure qu'en pense votre soeur ? 
    • Elle a aimé.
    • Et Gaho ?
    • Eh bien... Rien du tout. Je ne l'ai jamais vu autant contrarié que hier soir.
    • Ce n'est pas l'impression que j'ai quand je le regarde. Il paraît plus lui-même actuellement avec sa copine.

    Kazumi releva la tête rapidement et chercha Gaho du regard. Il était avec sa copine et il semblait bien. 

    • Vous faites parti du service secret poir espionner tout le monde ainsi ? 
    • Moi ? Non voyons. Mais j'aime revenir ici surtout quand c'est pour votre beau sourire. Comme celui de ce matin. Expliqua t'il en riant.
    • Ah oui ? Il n'y a que ça  ? Ne serait-ce pas aussi la vengeance qui vous motive ?
    • Probablement oui. Mais quand je vous ai vu rire ce matin, cela m'a mit en joie.
    • Fort bien alors. 
    • Mais je trouve avoir été très sympathique avec vos amies.
    • Ah oui ? Vous prévoyez donc pire ?
    • Ahh vous ne le sauriez bientôt. 
    • J'ai hâte de voir ça  !
    • Que vous êtes pernicieuse mademoiselle  ! 
    • Vous m'influencez ! Mon père vous tuerez.
    • Mais il n'est pas là. Et je m'en excuse mais c'est involontaire alors. 
    • Vous avez fini ?
    • Oui.
    • Alors vous devriez aller à votre prochain cours. 
    • Oh ? Vous mijotez quelque chose !
    • Mystère. 

    Kazumi se leva alors sur l'ordre de Taichi, enfilant la veste et prenant son sac, elle enleva le haut parleur et sortit de la cafétéria la tête haute.

    • Votre veste est très confortable. 
    • Vous l'aimez  ? 
    • Oh oui !

    En sortant, elle avait monté les escaliers qui était directement sur la gauche en sortant de la cantine. Elle monta les marches doucement pour ne pas s'épuiser trop vite et raconta au jeune homme se qu'il s'était passé quand les élèves voyaient la veste de Taichi et surtout Sasoru.

    • Oui, je sais.

    Kazumi s'arrêta nette. La voix quelle avait entendu ne provenait pas du téléphone mais bien d'une voix vivante, directe.

    • Ne bougeait pas. Ne vous retournez pas. Je vous l'interdis.

    Kazumi ne bougea pas. Il s'avança et il se mit face à son dos. Il avait envie de passer ses mains autour d'elle, de pouvoir la toucher, la sentir.  Mais il se contenta de sa voix, il réfréna son avis de la presser contre lui. 

    • Vous me suivez ?
    • Je signale juste ma présence. 
    • Vous voulez m'impressionner ? 
    • Oh non à moins que vous souhaitez me nuire.
    • En aucun cas.

    Taichi avait demandé à Kazumi de partir en salle de SVT tandis que lui la suivait de loin, à travers la foule. Soudain, la jeune femme eut le coeur serré en voyant Sasoru arriver au loin. Elle s'empressa de s'écarter du chemin et de se mettre à la fenêtre quand Taichi déclara :

    • Dites lui bonjour de ma part. 
    • Hein ? Mais... je...
    • Faites le et vous verrez.

    Kazumi baissa la tête et s'approcha de Sasoru qui en la voyant s'accrocher s'arrêta. Il la jaugea du regard.

    • Taichi... Taichi te passe le bonjour.

    Sasoru regarda alors Kazumi choqué. Il regarda autour de lui, il était devenu blanc comme un linge. Il cherchait autour de lui et se mit à d'étaler comme un lapin dans le couloir. 

    • Je n'ai jamais vu ça...
    • Ça arrive souvent pourtant avec moi chez les Uchida.
    • Serait ce à cause de vous ?
    • Pourquoi moi ?
    • Je ne sais pas, je n'ai rien fais mise à part les vengences...
    • Eh bien...

    Un silence s'installa entre les deux jeunes gens. Puis un professeur arriva et lança un regard à Kazumi qui comprit qu'elle devait ranger son téléphone. Kazumi et Taichi s'étaient alors dit au revoir, la sonnerie avait retentit. Les cours commençait.

    A suivre...

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  • Commentaires

    1
    Samedi 17 Juin à 22:37

    Whou ! Merci pour ces deux chapitres, j'ai beaucoup aimé !

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