• Ce fut un soir de  printemps,  les oiseux chantaient, les chats miaulaient, les chiens aboyaient et les enfants couraient pour rentrer chez eux.

    Moi, Kisa Agiri, je ne me pressais pas car je savais pertinemment que personne ne m'attendait enfin si ma famille.

    J'étais fille unique. Fille d'un directeur d'hôpital et de mère présidente, il n'y avait pas un jour sans que les autres ne me crachent dessus, car tout le monde détestait la République de ma mère par conséquent, tout le monde me détestait mais s'en était trop, au collège ça allait continuer. Personne pour m'aider. Alors mes parents m'ont mis dans un collège privé sauf que c'était devenu pire là-bas, on me torturait, on me faisait du mal. Un beau jour, un garçon arriva et dit aux autres d'arrêter, il était si beau avec ses courts cheveux doré, ses yeux bleu turquoise. Mon cœur se serra dans ma poitrine. Il s'approcha de moi et me demanda si ça allait et je lui répondis que oui.

    Deux semaines ont passé et il était toujours auprès de moi. Ce garçon si mystérieux dont je ne connaissais ni le prénom ni le nom d'ailleurs, personne ne les savait, pas même la directrice du collège.

    "Était ce possible de n'avoir ni prénom ni nom" me demandais-je.

    Il arriva vers moi, je me dis que ce n'était pas la peine de lui avouer mon amour à son égard si je ne connaissais même pas son prénom.

    - Qu'as tu Kisa, je te trouve bien pensive ce matin de fin de printemps ?

    -Oui c'est vrai, je me demandais, pourrais-tu me dire ton prénom s'il te plaît ? lui répondis-je 

    Il me regarda avec un air abusif.

    - Non désolé, je te l'ai déjà dit, je ne dévoilerai ni mon prénom, ni mon nom et ça à personne pas même à toi alors arrête de penser. 

    Je baissa la tête et m'excusa. Il posa sa main sur ma tête et commença a me frotter les cheveux. 

    C'est alors que je compris que je devais lui avouer avant que ce soit trop tard alors je pris mon courage à deux mains et lui dis :

    -Kyo, c'est le prénom que je te donne si tu es d'accord. 

    Il me regarda et me sourit.

    - Oui tu peux.

    - Il faut que je te dise quelque chose qui me tient à cœur depuis déjà longtemps, lui avouais-je en baissant la tête et en posant mes mains serrées sur ms poitrine.

    - Oui je t'écoute vas-y.

    - Je... je... je t'... je... t'ai... me bafouillais-je

    - Euh... je ne comprends rien, tu pourrais parler correctement s'il te plaît Kisa ?

    - JE T'AIME KYO, hurlais-je

    Il me regarda stupéfait et me répondit aussitôt : 

    - Je ne ressens aucun sentiment amoureux pour toi désolé. 

    Je le regardai et partis en courant sans avoir où aller exactement, je pensais en même temps :

    "Pourquoi celui que j'aime ne m'aime pas en retour ? A quoi ça sert de vivre si celui que j'aime ne m'aime pas en retour ? Pourquoi ? A quoi ça sert de vivre alors, hein ?

    Je me dirigeai alors vers une falaise et je sautai dans le vide. A ce moment là, je me sentis si légère, si... je n'ai pas de mot pour décrire une telle mort.

    Le lendemain matin, c'était un dimanche pluvieux. Un coureur me trouva raide morte sur les cailloux souriante. Je m'étais vidée de mon sang et j'avais cassé tous mes membres.

    On m'enterra 1 semaine plus tard et Kyo ne pouvant pas supporter ma mort se suicida lui aussi. Par culpabilité, il se suicida au même endroit que moi.  Depuis, on l'appelle la falaise de la mort.

     


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